Si l'USO occupe la première place avec quatre points d'avance, elle le doit à ses qualités techniques, mentales mais aussi physiques. Les trois derniers matches, en huit jours et bien négociés, l'ont mis en valeur.
S'il est un repos qui n'est pas volé, ce sont bien les deux jours, dimanche et lundi, accordés à son groupe par Yann Lachuer, l'entraîneur de l'US Orléans. Sportivement, mentalement et physiquement, ses joueurs l'ont bien mérité après trois matches enchaînés, comme des pros, en huit jours. Et des résultats à la hauteur des espoirs placés dans ce groupe en début de saison.
Physiquement, les Orléanais sont au point. C'est indéniable. Quand on voit par exemple un Kévin Lefaix, omniprésent tout au long de la rencontre, gratter trois mètres à son adversaire sur une petite distance, ralentir, puis remettre le turbo pour déborder, le tout à quelques minutes de la fin, on ne peut en douter. Même si le buteur orléanais n'a pas joué toute la rencontre mercredi dernier au Racing.
Tous les efforts effectués depuis début juillet payent. Ceux des joueurs qui en ont bavé plus que d'habitude à la reprise de l'entraînement, ceux de Yann Lachuer qui a réussi à persuader le groupe des bienfaits de cette difficile préparation estivale et, enfin, ceux de Paul Luccacci, le discret mais très efficace préparateur physique.
Travail et compétences
Arrivé cet été avec Yann Lachuer, après avoir déjà exercé ses talents notamment à Créteil et Châteauroux, il a été souvent « haï », dans le bon sens, par ses joueurs sur les rotules notamment pendant le stage de début de saison. Mais aujourd'hui, vous n'en trouverez pas un qui ne loue pas son travail et ses compétences. « C'est impressionnant, ce soir, ça a été impeccable et, en tous les cas, nettement mieux que mercredi au Racing », avouait, après la rencontre gagnée samedi face à Avranches, un Jamel Zahiri, auteur peut-être de son meilleur match de la saison. « Mais bon, on se fatigue moins quand on a le ballon dans les pieds que quand il faut courir après ! »
Et samedi, les Orléanais ne l'ont laissé qu'épisodiquement aux Normands pour porter à dix le nombre de matches consécutifs sans défaite. Avec à la clé, désormais quatre points d'avance sur La Vitréenne, le dauphin.
Ça commence donc à devenir sérieux pour l'USO même si personne ne verse logiquement dans le triomphalisme. « Ça veut juste dire que l'on a réalisé un très bon premier tiers du championnat, ce qui est quand même déjà pas mal », estime Kévin Lefaix. « Maintenant, on va affronter trois réserves à la suite (ndlr : Auxerre 12e, Le Havre 4e et Caen 11e). Si on négocie bien ces trois matches, comme ensuite le choc contre La Vitréenne (ndlr : le dernier match aller le 16 janvier), alors là, oui, on pourra dire que l'on est bien parti. Pas avant.